Critique: Alita: Battle Angel

Poster Alita Battle Angel

L’adaptation du manga Gunnm, en chantier depuis plus de 10 ans, arrive enfin en salle. Suite aux prometteuses bande-annonces, j’avais de très grosses attentes pour ce film. 

Même si il n’est pas arrivé à tout atteindre, il a largement dépassé la plupart d’entre elles et j’ai pris une belle claque !

L’histoire se déroule au vingt-sixième siècle, Dr Dyson Ido sauve une jeune cyborg abandonnée dans une décharge et la nomme Alita. À son réveil, elle doit se rappeler qui elle est, afin de trouver son rôle dans ce monde violent et délaissé par l’élite, qui vit reclus dans la cité suspendu de Zalem.

L’attention est évidemment portée sur Alita et son évolution, plutôt bien menée d’ailleurs. On découvre une jeune adolescente sensible et naïve devenir une puissante guerrière, au fur et à mesure que ses souvenirs reviennent.

Les autres personnages n’ont donc pas beaucoup de place ou de temps pour se développer, mais ils ne sont ni inutiles, ni inintéressants.
Ce manque de développement est un peu dommage pour certains personnages, et peut même être un poil frustrant. J’ai notamment en tête Vector, joué par l’excellent Mahershala Ali, que j’aurai aimé voir un peu plus.

La claque visuelle que procure se film est énorme. L’univers visuel et la qualité de production associée est juste exceptionnel. Après Mortal Engines, WETA Digital nous offre une fois de plus un magnifique spectacle et une démonstration de leurs capacités.

Iron City fourmille de vies et tout semble réel, c’est vraiment éblouissant. Que ça soit les véhicules ou les cyborgs, l’ensemble est cohérent et plausible.
On ne voit jamais vraiment Zalem, mais les quelques images et même le dessous de la ville impressionnent. 

Les scènes d’actions sont également très fluide et dynamiques, sans manquer de clarté. C’est très agréable à suivre et malgré tout ce qui se passe à l’écran et les détails à foison, on ne perds jamais le fil car ça reste lisible. 

Alita est magnifiquement amené à la vie, grâce à une motion capture aux petits oignons. De ses grands yeux expressifs à ses corps extrêmement travaillés, tout est splendide et le rendu est très convaincant. 

Quand on sait que Weta Digital a aussi travaillé sur Avatar et la trilogie Planète des Singes, on ne pouvait que s’y attendre. J’ai été de nouveau émerveillé par leur travail et je suis impatient de voir ce qu’ils nous réservent pour les prochains Avatar.

Pour conclure, je vais donner à ce film un beau 8/10.

Le monde proposé est juste génial, les personnages qui le peuplent sont intéressants et l’histoire intrigante. James Cameron a dû laisser ce projet entre les mains de Robert Rodriguez par manque de temps, et le résultat et très convaincant. 
Ce fût une très belle experience que j’ai hâte de la renouveler.

Vous l’aurez compris, j’ai grandement apprécie ce film et j’aurai aimé lui mettre une meilleure note. Mais en sortant de la salle, j’avais la désagréable impression qu’il manquait quelque chose.
Je ne saurai dire exactement ce qui aurai pu faire en sorte de combler ce manque, mais je pense que c’est en rapport avec la fin. Elle est certes cohérente mais, à mon avis, un peu mal amenée.

Malgré ses petits défauts, qu’on a vite fait d’oublier, on ne peut qu’espérer une suite du même tenant.