Critique: Ford v Ferrari

Bannière Ford v Ferrari

Ou Le Mans ‘66

Comme je l’ai dit dans la critique de Hobbs & Shaw, j’adore les voitures. En découvrant le synopsis, le casting et le réalisateur de Ford v Ferrari, j’ai tout de suite eu envie de voir le film. L’attente a été longue, mais elle en a clairement valu la peine !

Le film retrace l’histoire de l’affrontement entre Ford et Ferrari lors des 24h du Mans de 1966. Évidemment, pour les raisons du films, certains éléments ont été modifié et dramatisé, mais l’essence du sujet est bien là.

le point de départ, c’est l’envie de Ford d’entrer dans le sport automobile, gagner les 24h du Mans et rendre leurs voitures plus attractives grâce à cette renommée. Mais face à eux, il y aura le champion intouchable depuis plusieurs années : Ferrari. Pour avoir toutes les chances de leur côté, Ford va demander de l’aide au seul américain ayant remporté les 24h, devenu préparateur automobile, Carroll Shelby. 

Les personnages mis en scène, sont le premier point fort de ce film. Les relations sont claires et bien définies. Carroll Shelby et Ken Miles sont évidemment au cœur de  l’histoire, et leur synergie est très interessante. L’amitié, le respect et la confiance qu’ils ont l’un pour l’autre sont tout simplement exceptionnels. J’ai adoré leurs échanges lors des phases de tests et d’améliorations de la mythique GT40. On ressent instantanément la passion et l’excitation de Ken lorsqu’il conduit, ainsi que son envie de pousser la voiture dans ses retranchements pour connaître ses limites et continuer à l’améliorer.

Il y a un très bel équilibre entre la préparation des voitures et le côté humain de l’histoire. Ce dernier est mis en avant par la famille Miles, que ça soit le support de Molly ou la passion de Peter, on s’attache particulièrement à cette famille. Et c’est, en partie, cet attachement qui transforme complètement le film et donne un vrai sens aux scènes de courses.

L’ensemble des personnages est porté par un casting exceptionnel et diablement efficace. J’ai adoré chacune des performances mais, comme dit plus tôt, il y’en a deux qui sont sur le devant de la scène.

Premièrement, Matt Damon qui nous offre un Carroll Shelby très pragmatique. Son interprétation est terriblement prenante et on ressent son implication. Il ajoute là un rôle de plus à sa très belle liste de rôles marquant.

Ensuite il y a Christian Bale, qui incarne un Ken Miles très touchant, très passionné et très réel. On sait depuis longtemps que c’est un excellent acteur et qu’il peut littéralement se transformer pour un rôle, comme dans Vice cette année. Mais ici, c’est plus subtil et cela confirme une nouvelle fois son talent.

Lorsqu’un film utilise des acteurs aussi connus, on peu parfois voir l’acteur plus que le personnage. Ici ce n’est clairement pas le cas, et ce pour aucun membre du casting.

Avant de terminé, je vais parlé de ce qui fait que ce film m’a autant impressionné : l’immersion, dans chacune des courses. Je pense n’avoir jamais été aussi pris par des courses de voitures, malgré mon amour pour le milieu automobile. À chaque virage, à chaque changement de rapport, à chaque freinage, j’étais complètement impliqué, sous tension et je craignais pour le pilote et sa voiture. C’était une sensation vraiment grisante !

La salle Dolby Cinéma a également aidé à accentuer cette immersion, et c’est aussi pour ça que j’adore aller au cinéma, pour vivre ces expériences qu’on ne peut avoir dans son canapé. 

En conclusion, pour moi c’est un excellent 9.5/10

Ce film nous gratifie d’une parfaite immersion dans le sport automobile des années 60, et plaira évidemment aux fans de sport automobile. Et il contrebalance cela avec assez de cœur et d’humanité, pout accrocher et plaire à tout les autres également. Avec des personnages attachants, une action rythmée et extrêmement immersive, et une histoire très intéressante, c’est un film qui sait ce qu’il fait et le fait à la perfection. James Mangold prouve une fois de plus ce qu’il sait faire et c’est tout simplement exquis.