Critique: Wonder Woman 1984

Bannière Wonder Woman 1984

Après un premier volet réussi, mais pas sans problèmes, Wonder Woman revient quelques décennies plus tard pour nous plonger dans les années 80. Avec des visuels hauts en couleurs et le retour d’un personnage qui soulève des questions, que vaut cette suite ?

1984, Diana ne s’est toujours pas remise d’avoir perdu Steve Trevor. Et lorsque ce dernier revient dans la vie de notre heroine, à cause d’une pierre qui exaucerait les vœux, ils se doivent de comprendre pourquoi. Surtout qu’un certain Maxwell Lord, un chef d’entreprise en déroute, veut s’emparer des pouvoirs de cette pierre.

On va commencer par un bon point, la scène d’introduction sur Themyscira. Les paysages sont magnifiques, l’action est intense, les épreuves s’enchaînent naturellement, les amazones en compétition sont exceptionnelles et la jeune Diana est très attachante. Je n’ai qu’un mot à dire : respect, respect pour cette très belle scène … ça aurait été bien que cette qualité perdure.

En effet, il y’a une accumulation de petits problèmes tout au long des 2h30, qui finissent par détacher le spectateur du film et diminuer l’expérience. Ajouter à cela, des pouvoirs sortis de nul part et le résultat manque clairement de consistance.

Personnellement, j’ai aussi beaucoup de mal avec l’utilisation de la magnifique armure dorée d’Asteria. Elle a été mise en avant durant toute la promotion du film, ce qui est compréhensible vu sa qualité. Cependant, dans l’histoire du film, elle n’apporte rien et il n’y a aucune satisfaction (autre que visuelle) de voir Diana la porter.

De plus, notre Wonder Woman a perdu un peu, beaucoup, de son côté épique. Alors oui, elle est magnifique, mais j’aimerai plus de scènes comme celles du no man’s land ou du village belge qu’on a pu apprécier dans le premier film.

Pour donner un autre point positif, il y’a les performances des acteurs. Ils ne sont pas gâtés par le script, et donnent pourtant ce qu’ils peuvent pour sortir un peu la tête de l’eau.

Chris Pine a peut-être le personnage le plus sensé du film et son jeu m’a bien plu. Il utilise bien le côté poisson hors de l’eau. Son retour était une bonne idée, même si perturbant dans le contexte donné.

Pedro Pascal a hérité du personnage le plus kitsch, mais certains passages avec son fils relèvent le niveau. Ces derniers permettent de donner du caché à sa performance et montrent ce dont l’acteur est capable.

Et bien sûr, Gal Gadot. Je l’apprécie toujours autant dans ce rôle, même si le film ne lui donne pas grand chose pour briller, hormis ses tenues.

Je lui attribuerai un tout petit 5/10.

Je l’attendais avec impatience et je voulais me faire mon propre avis, force est de constater que les premiers retour avaient raison. Ce n’est pas complètement mauvais, mais ce n’est pas bon. Le fait qu’il ne soit pas sorti en salle en France et également dommage. En résumé, une belle déception pour cette suite ! 

Le pire, c’est que toutes les pièces étaient là pour pour faire quelque chose de bien. Je penses notamment à la question du souhait le plus cher, du sacrifice, un peu de mythologie et une adversaire de taille. Malheureusement, leur assemblage, la mise en scène et la réalisation ne fonctionnent pas. Si le résultat était aussi satisfaisant que la scène d’introduction, on aurait pu être face à une petite pépite … hors, ce n’est qu’un film qui essaie avant d’échouer et ça me rend triste.

Maintenant, une seule question subsiste : quel avenir pour Wonder Woman ? Le troisième volet étant déjà en chantier, je me demande vraiment vers quoi on se dirige. J’apprécie vraiment le personnage et j’aimerai que les adaptations sur grands écran lui fasse honneur. Il ne reste plus qu’à espérer et patienter !

Laisser un commentaire